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C’est une question qu’on se pose souvent : Que ce passe-t’il dans le cerveau du chat ?

Début de réponse grùce à quelques éléments « chimiques » ! Il faut savoir que le chat est « sous dépendance » des hormones qui circulent dans son cerveau.

  • L’hormone du bonheur :

La DOPAMINE est produite quand l’animal trouve dans son environnement une chose intĂ©ressante, susceptible de lui apporter une satisfaction. Sa premiĂšre utilitĂ©, nĂ©cessaire Ă  la survie, est la recherche de nourriture.

Cette hormone permet aussi de mĂ©moriser la situation et les actes que celle-ci entraine, et donc d’acquĂ©rir, par rĂ©pĂ©tition, de l’expĂ©rience, en vue d’obtenir le rĂ©sultat recherchĂ© avec un moindre effort.

Ainsi, la DOPAMINE est particuliÚrement active chez les jeunes animaux, qui « jouent » pour apprendre à mieux chasser les proies.

A l’ñge adulte, la synthĂšse de DOPAMINE, et donc le sentiment de bonheur, sont entretenus en offrant Ă  l’animal des conditions de prĂ©dation avec rĂ©compense pour rĂ©ussite : la recherche de truffes, de drogue, d’un frisbee, d’un gibier, en sont des exemples Ă©loquents.

A contrario, une absence de motivations  qui permettraient la synthĂšse de DOPAMINE prĂ©dispose Ă  un mal de vivre propice  aux maladies comportementales (sĂ©dentaritĂ©, dĂ©pression, agressivitĂ©, malpropretĂ©, obĂ©sitĂ©, 
) et aux affections organiques (douleurs, ulcĂšres, infections chroniques,  maladies dĂ©gĂ©nĂ©ratives, 
)

mon chat est-il heureux ? Dopamine
  • Les hormones du bien-ĂȘtre :

– La SEROTONINE est produite par le cerveau Ă©veillĂ© quand l‘environnement ne lui envoie aucun message nĂ©gatif (faim, peur, menace d’agression, mauvaises conditions climatiques, maux de tĂȘte, ankylose, arthrose, gastralgies, autres douleurs, 
).
Elle procure Ă  l’animal le sentiment du bien-ĂȘtre ainsi que la confiance en soi et en sa position sociale.

Associée à la testostérone (principalement chez les mùles non stérilisés, la SEROTONINE favorise la recherche de dominance pour la reproduction.

– L’OCYTOCINE est produite dĂšs la naissance par le cerveau de la mĂšre et du nouveau-nĂ©, par contact physique.

Elle  crĂ©e chez le chaton le sentiment de protection, donc de confiance. Sous l’effet de contacts ultĂ©rieurs (par exemple, les chats qui se « collent » entre eux ou Ă  leur propriĂ©taire pour dormir en toute sĂ©rĂ©nitĂ©,  ou les caresses)  renforcent la confiance entre l’animal et ceux ou la personne en contact.

– Les ENDORPHINES sont produites par le cerveau pour permettre, en cas d’agression, d’effacer pendant quelques instants toutes douleurs qui nuiraient Ă  la dĂ©fense ou Ă  la fuite salvatrice. Elles sont Ă©galement stimulĂ©es lors d’un effort physique,  et lors d’étirements, que pratiquent beaucoup d’animaux Ă  leur rĂ©veil, signe de bonne santĂ© qui  chasse les petites douleurs d’ankylose et permet ainsi l’accĂšs Ă  un meilleur bien-ĂȘtre.

 

chat agressif, que faire ?
  • L’hormone d’alarme :

En cas de danger imminent, le cerveau produit du CORTISOL, tandis que les surrĂ©nales produisent l’ADRENALINE.

Le CORTISOL cĂ©rĂ©bral permet d’obtenir des rĂ©actions nerveuses  immĂ©diates, de dĂ©fense ou de fuite, avant  analyse prĂ©cise prĂ©alable du danger.

Une fois ce danger passĂ©, la concentration cĂ©rĂ©brale de CORTISOL diminue immĂ©diatement, permettant Ă  l’animal de revenir Ă  son Ă©tat antĂ©rieur de bien-ĂȘtre en oubliant la peur qu’il vient de connaĂźtre.

Si le mĂȘme danger se rĂ©pĂšte, le chat mĂ©morise les conditions de son apparition pour pouvoir le prĂ©venir.

Les effets nĂ©gatifs sur le bien-ĂȘtre ne se produiront que s’il est impossible pour l’animal de se soustraire Ă  ces mauvaises conditions (animal maltraitĂ©, ou laissĂ© dans des conditions anxiogĂšnes, douleurs aiguĂ«s rĂ©pĂ©titives, manque  de nourriture ou d’eau, 
). Il s’agit alors de stress, aux consĂ©quences nĂ©fastes pour l’organisme (hyperglycĂ©mie durable facteur d’obĂ©sitĂ© ou de diabĂšte, ulcĂšres et difficultĂ©s de cicatrisation, fragilitĂ© aux infections) ou qui favorisent les  problĂšmes comportementaux : agressivitĂ©, malpropretĂ©, boulimie, griffades destructives, 



L’évolution du cerveau des animaux, au cours  des millions d’annĂ©es, a favorisĂ© l’apparition de ces phĂ©nomĂšnes cĂ©rĂ©braux complexes qui ont pour premier but la survie : la tĂ©tĂ©e, la protection parentale, l’adaptation permanente aux conditions de vie, la recherche de nourriture, la position sociale, les gestes de dĂ©fense,  


La domestication du chat et sa sĂ©lection gĂ©nĂ©tique ont favorisĂ© l’évolution vers sa capacité  de sĂ©crĂ©ter plus de DOPAMINE et d’OCYTOCINE, et moins de CORTISOL.

C’est pourquoi les chats d’aujourd’hui sont si affectueux, et ainsi capables de procurer Ă  leur protecteur de bonnes  bouffĂ©es de DOPAMINE et d’OCYTOCINE, ainsi que, pour ceux qui aiment les dominer, plus de  SEROTONINE.

C’est ainsi qu’il suffit de prendre soin de votre chat pour qu’il vous rende largement le bien-ĂȘtre que vous lui offrez, et vous permette, peut-ĂȘtre, de comprendre un peu mieux ce qu’il pense 
 de vous !

Article rĂ©digĂ© par Pascal Lescroart – Docteur vĂ©tĂ©rinaire et concepteur du Pipolino

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